vendredi 29 août 2014

Déclaration dans Nos politiciens face au conflit israélo-arabe (1969)



1. J. SOUSTELLE

[Nos politiciens face au conflit israélo-arabe de Patrick Wajsman et René-François Teissèdre, Paris, Fayard, 1969, p. 22]

« L'exploitation politique des réfugiés palestiniens par les Etats arabes est incontestable ! Elle est avouée par les Arabes eux-mêmes... Je me rappelle l'intervention, au Parlement d'Amman, d'un député jordanien qui disait sans pudeur : "Il faut que nous conservions le problème des réfugiés pour en faire une arme et pour maintenir un état de guerre dans les esprits"..

« Le malheur pour ces réfugiés c'est que les gouvernements arabes qui les invitaient, en 1948, à quitter la Palestine pour y revenir avec les armées victorieuses du Caire, d'Amman ou de Bagdad... ont été battus. Ces hommes et leurs descendants qui, depuis vingt et un ans, vivent des charités de l'O.N.U. dans des conditions très artificielles, les Etats arabes — comme je le disais — n'ont jamais rien fait pour les assimiler et leur permettre une vie normale.

« A cet  égard, il faut rappeler qu'au moment où 450 ou 500 000 Arabes ont quitté la Palestine, 500 000 Juifs ont été chassés des pays arabes et réintégrés en Israël sans qu'on fasse tant d'histoires ! Il y a eu un véritable échange de populations, avec cette différence qu'Israël a incorporé les 500 000 immigrants, plus 500 000 venus d'ailleurs, malgré l'étroitesse de son territoire, tandis que les Etats arabes — qui possèdent des territoires en quantité — n'ont jamais rien fait, malgré l'aide des Nations Unies »...