lundi 31 juillet 2017

La lutte contre la guerre et le fascisme au Mexique (1934)



La lutte contre la guerre et le fascisme au Mexique

[Article de Jacques Soustelle (sous le pseudonyme de Jean Duriez), Spartacus, n° 2, 14 décembre 1934, p. 2-3]

Pour la première fois dans l'histoire du Mexique, un vaste congrès a réuni dans la capitale, du 26 au 28 août dernier, des représentants des masses laborieuses de tout le pays, pour un travail à la fois d'information et de préparation à la lutte. Il s'agissait avant tout de montrer aux travailleurs mexicains, dans toute son urgente gravité, le danger fasciste, pour les amener ensuite à s'unir et à forger une organisation capable de résister aux émules de Mussolini et de Hitler.

En quelques mois seulement, en effet, le développement du fascisme mexicain a pris un rythme inquiétant. Les premiers à paraître sur la scène ont été les membres de l'Association Révolutionnaire Mexicaine, plus connus sous le nom de Chemises Dorées ; à leur suite, un groupe nationaliste, le Comité Pour la Race, a lancé sur le marché son modèle particulier, les Chemises Vertes des Légions de Défense ; puis sont venus les Mexistes. Tous, à la couleur de chemise près, organisés d'une manière identique, sur un plan militaire, avec des autorités hiérarchisées, au sommet desquelles se pavanent complaisamment des « Chefs Suprêmes » qui, pour plus de sûreté, se sont donné eux-mêmes leur haute investiture.

Qu'il s'agisse d'action ou de doctrine, on retrouve chez ces fascistes de fabrication récente les traits caractéristiques de tous les fascistes du monde. Dans la pratique, le goût pour la violence, surtout lorsqu'elle est sans danger : agressions aux travailleurs avec la protection de la police ; attentats contre des magasins juifs ; menaces accompagnées de demandes d'argent (ce qui s'appelle plus simplement chantage). Dans la théorie, l'habituelle démagogie pseudo-révolutionnaire : déclamations antisémites, alors que les Juifs au Mexique ne vendent guère que des bas de simili-soie dans les rues, mais silence complet sur le vampire nord-américain qui ronge le pays ; déclamations vagues contre les « mauvais Mexicains », mais exhortations à l'union des classes en vue de la grandeur du pays et du bien-être général. Enfin, il est entendu que comme toujours les fascistes « ne font pas de politique » : ils veulent que le gouvernement soit assumé par une commission qui représenterait les diverses activités économiques et serait « au-dessus des partis ». Mais à quoi bon insister sur ce grossier tissu de mensonges qui constitue dans tous les pays le fond de la propagande fasciste ?

Quant au personnel de ces organisations, il est identique, pour sa composition, à celui de tous les fascismes : en haut, des militaires ou des politiciens ratés, tels que l'ancien général Rodriguez, Chef Suprême des chemises dorées, l'ex-député Santa-Anna, l'ex-général et ancien Président de la République Gonzalez Garza ; en bas, de pauvres hères désorientés et ignorants, éblouis par la démagogie de leurs chefs.

Mais plus dangereux encore que le fascisme bruyant, à chemises de couleur et à saluts romains, est le fascisme larvé, le fascisme méconnu qui se présente sous le nom même de socialisme : telle est justement la tendance du gouvernement actuel du Mexique. A la suite des dernières élections, en effet, le candidat officiel, général Cárdenas, doit entrer en décembre à la Présidence, consacrer sa période de gouvernement à la réalisation du Plan de Six Ans. Comme l'a écrit Salazar Mallén, fasciste notoire et grand admirateur de Mussolini, la caractéristique du fascisme est justement de planifier l'économie tout en conservant le régime d'exploitation capitaliste. Le Plan comporte surtout une offensive raisonnée contre les organisations ouvrières : tous les syndicats « minoritaires » (c'est-à-dire révolutionnaires) devront disparaître au profit de syndicats uniques contrôlés par des leaders corrompus à la solde du Parti officiel. S'ajoutant aux mesures déjà existantes (Tribunaux du travail, etc...), cette unification des syndicats tiendra la classe ouvrière mexicaine prisonnière d'un système corporatif destiné à perpétuer la collaboration des classes, c'est-à-dire l'exploitation d'une classe par l'autre. C'est ce qu'on appelle, dans les discours officiels, le « socialisme mexicain ». Quoi qu'il en soit, pour ne pas demeurer en reste, les éléments gouvernementaux ont déjà organisé leurs troupes de choc, les Chemises Rouges.

Le Congrès avait été organisé par le Comité provisoire contre la Guerre impérialiste et le Fascisme, ayant à sa tête le peintre Siqueiros, de la Ligue d'Ecrivains et d'Artistes Révolutionnaires, en vue de former un très large Front Unique. Disons tout de suite que ce résultat a été atteint, En dépit de la désorientation souvent très grande des masses et de la démagogie effrénée dont use le gouvernement, les plus puissantes organisations ouvrières, paysannes et estudiantines, représentant des nuances très diverses de l'opinion révolutionnaire, ont scellé leur accord en un Front dont je détaillerai tout à l'heure les modalités pratiques. On a le regret de devoir noter que des délégués, se prétendant trotskystes, affiliés à une organisation dont le « grand homme » n'est autre que le farceur pseudo-révolutionnaire Diego Rivera, ont prétendu jeter le désordre dans le Congrès, d'abord en mettant les délégués en garde contre les communistes qu'ils accusaient de « manoeuvres », puis en accusant les délégués eux-mêmes de représenter des organisations « fantômes ». Honnêtement, ces deux affirmations étaient fausses. Le Comité national n'était pas et n'est pas une émanation pure et simple du P. C. Certes, celui-ci a beaucoup accru ces derniers temps et au cours même du Congrès son prestige dans la classe ouvrière. Mais c'est justement parer. qu'il a adopté une attitude sans aucun sectarisme, parce qu'il est composé d'éléments jeunes, actifs, travaillant avec un pied dans l'illégalité sous la menace d'une très violente répression (faut-il rappeler que le seul fait d'être reconnu communiste suffit à motiver une déportation sans jugement, par voie administrative ?) ; et aussi parce qu'il a compris une des questions les plus importantes, la question indigène, qui intéresse directement quelque six millions de paysans.

Le centre des discussions du Congrès fut la thèse générale déposée par les camarades Pomar et Siqueiros au nom du Comité national. La thèse insistait d'abord sur les fondements économiques du fascisme mexicain. Tandis que dans les pays déjà fascistes tels que l'Italie ou l'Allemagne, c'est le capital national qui impose sous cette forme sa sanglante dictature, au Mexique la situation est différente. En effet, 53 0/0 de la richesse nationale sont contrôlés par le capital étranger, en majorité américain : 3.616. 195.864 dollars sont investis dans le pays. Il en résulte qu'il n'y a pas au Mexique de bourgeoisie nationale indépendante. Lorsque les fascistes, par suite, se donnent une attitude nationaliste, c'est pure démagogie, car, en réalité, ils ne peuvent faire autrement que de représenter, sous le masque patriotique mexicain, l'impérialisme yankee. C'est ce qui explique que les fascistes, qui dénoncent les petits boutiquiers juifs ou chinois afin d'entraîner derrière eux les petits commerçants, ne fassent jamais une allusion aux exploiteurs yankees, au pétrole, à la culture des bananes, à l'énergie électrique, aux chemins de fer, bref à toutes les sources de richesse qui sont accaparées par le capitalisme étranger. Par contre, dans des affiches placardées dernièrement sur les murs de Mexico, ils reprochaient comme un crime aux communistes d'avoir insulté l'ambassadeur des Etats-Unis, Daniels, alors que ce même Daniels, officier de marine en 1914, présidait, à Veracruz, à l'invasion du sol mexicain !

Certes l'industrie mexicaine se développe, mais elle demeure dans une position subordonnée par rapport à l'économie des Etats-Unis. En effet, c'est avant tout une industrie extractive (métaux, pétroles), dont toute la raison d'être est de fournir les matières premières à la puissante industrie de transformation des voisins du Nord. De cette façon le Mexique demeure un pays semi colonial, à la remorque de Wall-Street et de Washington. Le capital financier, ressort du capitalisme moderne, n'existe pas au Mexique. Aussi, quand les fascistes s'efforcent, de briser le mouvement révolutionnaire du prolétariat, ce n'est pas au profit d'un capitalisme national qui n'a pas de base propre, mais au profit de l'étranger et de l'impérialisme nord-américain.

De là découle le danger de guerre ; le jour où les Etats-Unis devront jouer le grand jeu pour la domination du Pacifique, le Mexique ne sera rien de plus qu'un pion sur l'échiquier de l'impérialisme. Déjà plusieurs événements singuliers ont montré que le sol mexicain est d'ores et déjà désigné comme un champ clos : espionnage japonais sur la côte Pacifique, vol de documents à un diplomate, etc... Aussi le Mexique achète-t-il des bateaux de guerre garde-côtes, grâce à un emprunt garanti par les Etats-Unis. Dans divers ports, Tampico Mazatián, Acapulco, on se livre à des travaux militaires sous la haute direction d'officiers américains. La grande roule dire « panaméricaine », qui traverse le Mexique du Nord au Sud, est poussée rapidement, les travaux sont confiés à une grande société à capitaux américains. On construit de nouveaux chemins de fer stratégiques (Oaxacu à Puerto-Angel).

Enfin, tandis que le gouvernement prépare le matériel, le fascisme va essayer de préparer les hommes. Une tentative récente pour instaurer le service militaire obligatoire a échoué devant la résistance générale, mais le danger demeure. Les fascistes cherchent à militariser la jeunesse, à tromper le prolétariat pour entraîner le cas échéant à la guerre, et ils sont aidés dans cette tâche par les leaders syndicaux qui gravitent autour du gouvernement.

La thèse générale prenait fin sur un appel ardent au Front Unique et préconisait la formation immédiate de gardes antifascistes.

Cette thèse correspondait surtout à un travail d'information, nécessaire pour faire pénétrer dans les recoins les plus éloignés du pays, des notions exactes sur le fascisme, de démasquer sa démagogie. Ensuite c'était le tour des délégués, qui devaient informer le congrès des conditions particulières de lutte qui existent dans chaque région. Rien de plus intéressant et de plus utile que ce second travail qui fit défiler sous les yeux des assistants, en quelques heures, tout le panorama du Mexique ouvrier et paysan, misérablement exploité en dépit des promesses « révolutionnaires ». Des villes industrielles, venait le cri des ouvriers trompés par leurs leaders, arrêtés arbitrairement et même déportés pour avoir osé réclamer le salaire minimum promis par le Président de la République ; les délégués dévoilaient toutes les manoeuvres indignes dont les prétendus tribunaux de « Conciliation » entre le capital et le travail les rendent victimes. Des campagnes venaient les délégués paysans, dire l'anéantissement des espoirs nés de la Révolution, tenant dans leurs mains brunes d'Indiens d'interminables listes de camarades assassinés. Un indigène fit un discours en aztèque, un autre en otomi, pour signifier l'attachement des plus anciennes races du pays la révolution prolétarienne qui seule saura les émanciper après des siècles d'exploitation impitoyable.

La question indigène, précisément, fut traitée au Congrès dans toute son ampleur. Le camarade Guerra, en exposant les thèses du Parti communiste, fit voir qu'il ne fallait pas seulement exiger pour les races indigènes des revendications économiques, mais encore des revendications culturelles et politiques. Autrement dit, il faut poser le problème comme celui de nationalités opprimées. Les communautés indigènes (il y en a plus de 40 importantes) doivent pouvoir se gouverner elles-mêmes et conserver leur langage, au lieu qu'actuellement la connaissance imparfaite de l'espagnol livre les Indiens à toutes sortes de tromperies et d'exactions (je ne citerai que pour mémoire le cas des Indiens Chamulas du Chiapas, que l'on embauche de force dans les plantations de café, après les avoir fait reconnaître des dettes envers leurs employeurs). La position communiste sur la question indigène a été acceptée par le Congrès, et les représentants des communautés indiennes vinrent exprimer leur confiance entière au Front Unique.

Je dois passer rapidement sur la question des revendications ouvrières immédiates, qui a pourtant été traitée autant que la hâte le permettait. Ces revendications concernaient surtout les mesures annoncées de fascistisation des syndicats par la dissolution des syndicats dits « minoritaires ». Jointes à l'arbitrage obligatoire et à la clause d'exclusion (1), ces mesures livrent entièrement le prolétariat mexicain au gouvernement, par l'intermédiaire de chefs syndicaux corrompus, millionnaires, encadrés par le Parti officiel qui distribue les honneurs et les prébendes. Une des tâches principales du Front Unique doit être la lutte décidée contre ces mesures Fascistes et contre les leaders qui les appuient.

Enfin un des secteurs importants représentés au Congrès était celui des Jeunes et des Etudiants. La jeunesse universitaire est sans doute très souvent désorientée. A l'université de Mexico, une démagogie effrénée se donne libre cours ; le moins que l'on puisse dire, c'est que souvent une agitation complètement stérile détourne les étudiants de considérer les véritables problèmes. A San Luis Potosi, lors du dernier Congrès des Etudiants, les efforts de quelques-uns n'ont pu amener la majorité à se prononcer contre le fascisme, et le Congrès prétendu « Socialiste » de Villahermosa n'a fait qu'aggraver la confusion, en versant à flots un socialisme frelaté, tandis que les Chemises Rouges gouvernementales se ruaient sur la minorité rebelle à cette rhétorique. Le devoir impérieux des étudiants est donc d'éclairer leurs camarades, et c'est à quoi s'emploie la F.E.R. (Fédération des Etudiants Révolutionnaires). Les bases de sa propagande furent exposées au Congrès : il s'agit avant tout de mettre en garde la jeunesse mexicaine contre le côté théâtral du fascisme, qui lui vaut l'admiration de tant de jeunes gens éblouis. Il faut montrer, derrière ce brillant décor, la situation misérable de la jeunesse dans tous les pays où le fascisme a triomphé ou est en voie de le faire. En Amérique latine sévit la répression la plus dure contre les jeunes qui luttent contre la guerre et le fascisme ; c'est le cas de l'étudiant Mendoza, fusillé en Bolivie pour propagande antiguerrière. Au Mexique, c'est l'étudiant Revueltas, déporté sans jugement aux îles Maries, jeté au bagne avec les criminels endurcis, traité si brutalement qu'on lui brise une mâchoire à coups de crosse de fusil, et cela pour avoir appuyé les revendications des ouvriers du Nuevo-Léon. C'est l'étudiant Herrera, déporté lui aussi pour avoir collaboré à la grève des ouvriers du pétrole.

Vers la fin du Congrès, il était indispensable de préciser l'idéologie qui s'en était dégagée. Encore trop de rhétorique, trop de vague, dit le camarade Siqueiros dans son auto-critique, s'étaient montrés au cours du Congrès. Mais tout au moins une chose s'est éclairée complètement aux yeux des délégués, qui à leur tour ouvriront les yeux des masses : c'est que le fascisme et la guerre ne sont pas des phénomènes fortuits, résultats du hasard, mais découlent tous les deux nécessairement du régime capitaliste. Le fascisme n'est que la phase à laquelle tend actuellement le capitalisme, désespérant de résoudre ses contradictions, exactement comme la prétendue démocratie bourgeoise était la phase précédente du capitalisme. Ce n'est donc pas un chimérique retour en arrière vers la démocratie bourgeoise que l'on peut répondre au fascisme, mais en marchant en avant, vers la victoire dans la lutte des classes, vers la dictature du prolétariat. Et cette victoire ne peut être obtenue que si tous les secteurs du prolétariat, sourds à la démagogie des officiels, demeurent étroitement solidaires au sein du Front Unique. Telles sont les leçons du Congrès, répandues maintenant par tout le Mexique grâce aux délégués des villes et des champs.

Mais le Congrès n'aura pas laissé que des idées claires et une ligne d'action. Plus importante encore est l'organisation concrète dont les bases ont été jetées avant la séparation des congressistes. Cette organisation est la Ligue Nationale contre le fascisme et la guerre impérialiste. A la base, dans chaque localité, des comités de Front Unique comportant des délégués de toutes les organisations ouvrières, paysannes ou estudiantiles adhérées. A Mexico, un bureau ou Comité exécutif, et un Conseil National comprenant les délégués des organisations de base. Ce schéma, sorti des discussions mêmes du Congrès, a été adopté par l'unanimité des organisations, et le bureau a été élu. Il comporte un Président (David A. Siqueiros), un secrétaire général (de la Ligue Antiimpérialiste), un secrétaire à l'organisation (Syndicat des Chemins de Fer), un secrétaire à l'agitation et propagande (Typographes), un trésorier (Confédération Nationale des Etudiants), un représentant de la jeunesse (F.E.R.) et un représentant féminin (Femmes ouvrières et paysannes). Quant aux gardes antifascistes (dont les premiers éléments ont déjà donné la preuve de leur efficacité en expulsant du Congrès quelques provocateurs fascistes), elles doivent être organisées dans tout le pays, sur un plan arrêté par le Congrès, en faisant appel aux divers éléments du Front Unique et avec un caractère semi-militaire. Il est en effet indispensable de résister aux agressions fascistes en leur opposant de véritables troupes solides et aguerries, dont la seule existence fait réfléchir les sbires à chemises dorées ou vertes : la preuve en est qu'ils ont déjà jugé han de remettre une de leurs manifestations, la Ligue ayant annoncé qu'elle ne laisserait pas aux fascistes le pavé de Mexico.

Avec le Premier Congrès National, la lutte est engagée. D'ores et déjà ceux qui ont décidé de résister au fascisme montant possèdent un énorme avantage : ils sont unis. Mais cette première victoire oblige à un plus lourd devoir. Toutes les forces jointes ne seront pas de trop pour briser l'assaut Fasciste, derrière lequel se devine l'odieuse avidité yankee. C'est en réalité une double partie qui se joue : l'instauration du fascisme au Mexique ne signifierait pas seulement la misère accrue et l'exploitation renforcée pour les travailleurs, mais encore une énorme aggravation de la tyrannie nord-américaine sur tout le continent. lei la libération sociale va de pair avec la libération nationale ; à travers les fantoches à chemises jaunes ou vertes, c'est contre Wall-Street, la grande banque et les grands trusts que les révolutionnaires mexicains ont à lutter, et c'est dans ce nouvel effort que doit les suivre la sympathie de tous les travailleurs du monde.

Jean DURIEZ.
Mexico, septembre 1934.

P.-S. — La section mexicaine du S.R.I. et toutes les organisations ouvrières ont entrepris une campagne pour libérer les déportés des îles Maries. Déjà un des camarades, Carlock, a été mis en liberté. Que, dans tous les pays, l'on n'oublie pas d'ajouter à la liste des victimes du fascisme le nom de Revueltas et les autres déportés. Que la protestation mexicaine rencontre un écho chez tous les travailleurs de tous les pays !

(1) On appelle clause d'exclusion une stipulation des contrats collectifs de travail, qui oblige l'entreprise à ne donner le travail qu'à des ouvriers appartenant au syndicat qui signe le contrat.